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la vigne

Category:Le domaine

Avant d’élaborer des vins, il s’agit de cultiver la vigne…

Les 23 hectares de vignes du domaine sont menés en agriculture biologique selon un cahier des charges européen. C’est-à-dire sans utilisation d’engrais chimique, mais avec celle de produits phytosanitaires naturels (soufre et cuivre), en travaillant les sols et contrôlant leur enherbement, et en maîtrisant les rendements, avec un objectif de 40 à 45 hl/ha/an pour le domaine, contre les 55 à 60 hl/ha autorisés selon les appellations. Mais sécheresses et épisodes de gel les ont largement réduits depuis une dizaine d’années, ceux des années 2012 à 2018 ayant plutôt été en moyenne de 20 hl/ha/an.

L’encépagement est constitué de pinot noir, gamay et côt qui composent les chevernys rouges et rosés (les années généreuses) ; de chenin, d’orbois et de chardonnay pour élaborer les pétillants naturels. L’orbois, nom local du menu pineau, entre aussi dans l’assemblage des chevernys blancs avec les sauvignons blanc et rose et le chardonnay. Quant au romorantin, il est le cépage exclusif du cour-cheverny.

L’essentiel des parcelles du domaine est entouré de bois qui forment une frontière naturelle à la chimie environnante. Les bois sont de réels atouts pour préserver la diversité, végétale et animale, et faciliter le travail en bio : il n’y a pas de voisin ! En plus, quand les vents d’ouest passent au travers, ils rafraîchissent l’air. Résultat ? quand il fait chaud, les vignes, surtout celles en bordure, souffrent moins de la chaleur. Car le constat est là : depuis 2009, les températures sont plus élevées, ces années ayant été très solaires. Et les gelées d’avril sont toujours d’actualité, provoquant des dégâts, puisque les hivers étant également particulièrement doux, la vigne débourre* plus tôt.

Pour lutter contre ces gels dévastateurs, Hervé Villemade a installé des éoliennes, une sur la parcelle des Ardilles, deux autres sur celle de la Bodice. Quand elles fonctionnent, elles réchauffent l’air et réduisent les risques de brûlure des bourgeons à cause du gel.

Et pour accompagner la vigne tout au long de son développement, il nourrit les sols en choisissant l’enherbement : des céréales et des légumineuses pour à la fois capter l’azote de l’air et le restituer au sol, et obtenir un couvert végétal, également abri pour insectes et bactéries, qui enrichira ensuite les sols de matières organiques.

L’écosystème est aussi étroitement lié à l’eau : les vignes du plateau de la Bodice sont plantées dans l’ancien lit du Beuvron, rivière qui coule à 400 mètres de là. Avec la Bièvre, la Loire, et les nombreux étangs environnant, ainsi que toutes les forêts alentours, cet environnement propice à la fraîcheur abrite une autre faune. La biodiversité est préservée. Le tout constitue la Sologne viticole au cœur de laquelle le domaine est implanté.

Si Hervé suit ainsi le cahier des charges de la culture biologique, il applique également quelques pratiques issues de la biodynamie, utilisant des préparations de plantes, décoctions ou tisanes. Les vertus de la prêle, des orties, de l’écorce de saule ou de la consoude n’ont pas de secret pour lui.

… jusqu’aux vendanges, entièrement réalisées à la main avec l’aide indispensable d’une équipe de 30 à 40 vendangeurs.

L’ensemble du domaine est certifié bio pour la culture.


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l’équipe

Category:Le domaine
Hervé Villemade

Hervé Villemade

Hervé a 27 vinifications au compteur en 2021, avec un mot d’ordre : « Avoir des sols vivants, la base pour obtenir de beaux raisins ! 

Baptiste

Baptiste

Depuis 2002, et le premier jour, il est en cave. Il n’aime pas vendanger, mais Baptiste sait tout faire : ébourgeonner*, tailler, mener tous les outils du tracteur, manier toutes les machines de la cave, réparer la clôture à chevreuils, dégorger* les pétillants…

Thierry

Thierry

S’il est dans les vignes de temps en temps pour tailler, ébourgeonner ou accoler*, Thierry passe le plus clair de son temps, depuis 2010, à la préparation des commandes, de l’embouteillage à l’expédition en passant par l’étiquetage.

Laetitia

Laetitia

Laëtitia assure les relations commerciales et l’administratif du domaine depuis 2011 : relation export, logistique, facturation, gestion des stocks, secrétariat… et accueille les visiteurs sur rendez-vous.

Arnold

Arnold

Arrivé en 2013, Arnold est en charge de tous les travaux de la vigne, avec le tracteur, labours et traitements, mais aussi sans : la taille et l’ébourgeonnage n’ont pas non plus de secret pour lui.

Mari

Mari

Après plusieurs années en tant que saisonnière pour les vendanges, la taille, la conduite de la vigne, sa formation viti-oeno lui a permis de rejoindre l'équipe permanente du Domaine en Janvier 2022

Richard

Richard

D'abord stagiaire dans le cadre de sa formation, Richard a rejoint l'équipe permanente en Janvier 2022 en même temps que Mari pour former à eux deux un binôme de confiance tant dans les vignes qu'en cave

Tanguy

Tanguy

Tanguy, notre cuistot breton depuis 2020 qui assure les repas d'une quarantaine de personnes durant les vendanges

Isabelle

Isabelle

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Après avoir accompagné son frère dans la reprise de l'exploitation familiale, Isabelle a quitté le domaine en 2013 pour créer son entreprise.

Annette

Annette

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(alias nénette) a assuré le temps des vendanges, les déjeuners d’une quarantaine de personnes pendant plusieurs années avant de passer la main.

Les saisonniers et les vendangeurs

Les saisonniers et les vendangeurs

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Sans eux, rien n’est possible ! Chaque année, une quarantaine de petites mains rejoint l'équipe pour 3 semaines de vendanges, la finalité de toute une année de travail ...


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histoire

Category:Le domaine

Aujourd’hui, le domaine d’Hervé Villemade s’étend sur 23 hectares en deux grands ensembles. Le premier, historique, comprend 13 hectares autour du chai : 8 hectares sur le plateau de la Bodice et 5 hectares pour la parcelle des Ardilles. Le second, constitué depuis 2009, couvre 10 hectares, dont 8 d’un seul tenant sur un plateau non gélif à Fougères.

Désiré et Gilberte Villemade se sont installés dans le Loir-et-Cher à la fin des années 1930 sur une exploitation : 2 hectares de ferme et deux vaches. Pas certain qu’il y avait déjà du raisin. En ont-ils planté ou ont-ils acheté des vignes ? Une chose est sûre : dès l’après-guerre, ils élaboraient du vin pour leur consommation personnelle et faisaient un peu de négoce.

 

De leurs cinq garçons, c’est Henri qui reprend la ferme. Avec son épouse Monique, ils la développent jusqu’à 45 hectares en polyculture classique locale : asperges, céréales, moutons, lapins… et 8 hectares de vignes plantés de sauvignon, pinot noir, chardonnay, gamay et quelques vieux cépages. Jusqu’en 1994, le domaine ne produit que 10 000 bouteilles par an : du cheverny dans les trois couleurs et un crémant-de-loire. Le reste est vendu au négoce. Henri et Monique ont quatre enfants, Hervé est le dernier de la fratrie.

 

Hervé s’associe à Monique en 1995, met fin aux activités d’élevage et de négoce, crée le domaine, plante pas moins de 4 hectares de vignes en 4 ans (pinot noir, gamay, côt, sauvignon, romorantin)… et décide de commercialiser tout le vin produit en bouteilles.

En 1999, Isabelle, l’aînée de la famille, rejoint son frère au domaine et remplace Monique. Leur association durera 15 ans. 1999 est aussi l’année de la vente de la machine à vendanger et de la conversion à l’agriculture biologique. Hervé a rencontré des vignerons du coin, Jean-Marie et Thierry Puzelat au Clos du Tue-Bœuf, Catherine Roussel et Didier Barouillet du Clos Roche-Blanche, et d’ailleurs (la bande du Beaujolais : Marcel Lapierre, Jean Foillard, Jean-Paul Thévenet, Yvon Métras, Guy Breton ; Philippe Laurent, Marc Angeli, Pierre Breton et Christian Chaussard), et gouté leurs vins qui ne l’ont pas laissé indifférent. Ajouté à cela une allergie sévère au soufre, Hervé produira des vins sans trop de sulfites ajoutés.

Depuis 2002, la culture des vignes est certifiée AB.

Pas moins de sept gelées, plus ou moins importantes, ont touché la région entre 1995 et 2008. Les vignes du domaine n’y ont pas échappé, fragilisant l’équilibre économique de l’entreprise. Pour faire face, Hervé a créé une structure d’achat de raisins du Loir-et-Cher. Depuis 2008, cela lui permet de produire des vins de cépages.

C’est en 2009 qu’Hervé Villemade acquiert 8 hectares sur le plateau de Fougères. Il en garde deux plantés de pinot noir et de chardonnay, arrache le reste et replante 5 hectares de pinot noir, sauvignons, rose et blanc, et menu pineau.

Depuis 2012, et l’établissement du cahier des charges pour la vinification, les travaux en cave sont également certifiés AB.

Hervé s’associe à Monique en 1995, met fin aux activités d’élevage et de négoce, crée le domaine, plante pas moins de 4 hectares de vignes en 4 ans (pinot noir, gamay, côt, sauvignon, romorantin)… et décide de commercialiser tout le vin produit en bouteilles.